Mouvement Démocrate de Clamart

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jeudi 12 janvier 2012

Un état dans quel état ? - Tribune de décembre

Les communes gèrent les services publics au plus près des besoins des habitants : restauration scolaire, logement social, insertion, cadre de vie. Elles s’appuient sur l’action et les finances de l’état. En période de crise, les solidarités nationale et locale se complètent. Pourtant, la révision générale des politiques publiques initiée en 2007 par le pouvoir en place porte atteinte au coeur des services publics, notre vie quotidienne.

Une approche comptable

En apparence, cette réforme devait diminuer les dépenses de l’état et rationaliser la gestion de ses services, ce qui est indispensable. En pratique et par facilité, elle se traduit par une baisse aveugle des effectifs, le trop célèbre non-remplacement systématique d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. L’effet sur le déficit et la dette est presque insensible. En revanche, plusieurs services de l’état ne peuvent plus assumer leurs missions. Cette absence de choix budgétaire remet en cause la cohésion nationale. Il suffit de voir les difficultés dans le système de santé et dans l’Éducation nationale. En outre, l’état transfère sans cohérence des missions aux collectivités sans leur donner les moyens de les assumer et en les pointant du doigt.

Vers de nouvelles démissions ?

La gestion est de plus en plus complexe avec les lois en rafale notamment en matière de sécurité, de protection de l’environnement où l’effet d’annonce médiatique prime sur la réflexion. La confusion s’est introduite dans l’organisation des collectivités par une réforme de décembre 2010. Le droit est de plus en plus incertain. Le vivre ensemble est remis en cause par un État démissionnaire de ses missions essentielles. Dans ces temps inquiétants pour l’emploi, pour les relations internationales, pour l’avenir des jeunes, nous pensons que la tribune libre d’un journal municipal a d’autres fonctions que de gémir sur le local-permanence d’un parti politique soutenant cette politique incohérente et sans ligne directrice.

mercredi 9 novembre 2011

Rapport de la chambre régionale des comptes : du bon et du mauvais pour Clamart - Tribune de novembre

Ce rapport a été présenté lors du dernier conseil. Il convient d’en avoir une lecture juste et objective.

- La ville n’est pas endettée et dispose d’une capacité d’endettement

- La capacité d’autofinancement est inférieure à la moyenne départementale

- Il existe un encours potentiellement toxique mais à effet limité

- Des dispositifs retenus pour des opérations d’aménagement sont juridiquement fragiles

- Les procédures de la commande publique doivent être appliquées et renforcées

- Châtillon-Montrouge constitue une enclave dans Sud de Seine.

- Les stratégies foncières déconnectées des communes de Sud de Seine constituent une menace pour le développement économique de l’agglomération

- Le taux d’absentéisme pour maladie du personnel communal est très élevé.

En réalité ce rapport souligne exactement ce que nous disons depuis 3 ans (cf. notre tribune de septembre). Une dette maîtrisée, un autofinancement insuffisant, une agglomération inefficace, la commande publique à mieux contrôler, un personnel à motiver et à respecter. Si nous avions été écoutés, ce rapport aurait été meilleur.

À droite, la critique est outrancière, surjouée comme on dit. Le rapport n’est pas mauvais, il est vain de dire le contraire. Où est la crédibilité ? Dans la majorité, les satisfécits suintent de superlatifs glorieux. Or il y a des critiques qu’il est urgent de prendre en compte. Il y a du travail. La chambre régionale des comptes est une institution indépendante. Elle permet de donner une vision objective et transparente. Nous nous insurgeons sur les menaces qui pèsent sur son maintien. Notre pays souffre de l’opacité et de la confusion des pouvoirs. Cela fait la place aux groupes de pression et aux opérations occultes. Il faut des organismes de contrôle. Sinon la confiance ne se rétablira jamais et l’indignation grandira à juste titre.

Christian Delom et Francis Pian

dimanche 2 octobre 2011

Ecoquartier gare de Clamart : un panneau triste et terne - Tribune d'octobre

Ecoquartier Les gares sont des espaces de vie dynamiques, surtout en monde urbain. Celle de Clamart est en limite de 5 communes, les activités sont faibles, elle n’est pas traitée comme un pôle stratégique de la ville. Des illusions mais peu de réalisations. L’écoquartier promis sur un morne panneau reste à l’état de promesse, les locaux se dégradent sur les friches. L’espace urbain est un lieu de passage mais pas de vie.

Un espace de vie

Les Clamartois n’utilisent pas assez leur gare. L’intermodalité entre bus et train doit être renforcée. Inciter les habitants des quartiers oubliés à la fréquenter ne peut se limiter au Clamibus, cette mission est celle de Sud de Seine. Les abords de la gare doivent cumuler des services publics (crèche, halte-garderie déjà existantes) avec des structures nouvelles comme le Pôle emploi avec des horaires adaptés à ceux des habitants. Le quartier par sa situation peut devenir un pôle commercial attractif par une diversité de produits et d’offres.

La reconquête des friches

Qu’en est-il de la dépollution des friches des terrains RFF ? Pourquoi laisser ces espaces vides d’activités ? Soit les terrains sont sains et il faut décider et non plus promettre des équipements, des logements, des activités sources d’emploi et de recettes pour la ville, soit les terrains posent problème et l’information doit être donnée aux habitants. Il n’est pas normal qu’une telle surface soit inutilisée à 6 minutes en train de Paris.

La station du métro

Il est à craindre que l’écoquartier attende encore la réalisation d’une station de métro desservant plusieurs communes. Pour autant, n’avoir rien fait pendant 10 ans, alors qu’Issy-les-Moulineaux assurait la mutation de son quartier du Fort, risque de défavoriser Clamart qui a pris un retard certain mais espérons pas inéluctable. Multimodalité, concentration de services, développement d’activités et de logement, exigent une nouvelle gouvernance et un projet de quartier dans un projet de ville.

dimanche 4 septembre 2011

Une crise de l'avenir - Tribune de septembre

À Clamart comme partout, ce qui caractérise cette rentrée est l’inquiétude qui envahit notre société et nous ramène aux réalités. Non nous ne pouvons pas vivre à crédit. Non nous ne pouvons pas laisser se creuser les inégalités. Non nous ne pouvons pas voir la jeunesse se cogner contre le chômage, les loyers chers, les petits boulots et trop souvent la dévalorisation de leurs diplômes. Comment aborder l’avenir avec confiance et audace ? Comment s’installer avec celui ou celle avec qui on fera un bout de chemin ou un peu plus ? Tout devient compliqué, difficile, et en plus la peur de l’échec tétanise et paralyse les plus volontaires.

Une école indispensable en qualité et en quantité.

La rentrée est d’abord scolaire et universitaire. Dans un pays comme la France qui bénéficie encore d’un système scolaire accessible et bien réparti, la priorité est bien sûr de le conserver au moins et de le développer. Notre principal atout dans un monde d’échanges réside dans nos savoirs et nos savoir-faire. Ceux-ci passent inexorablement par une école, un collège, un lycée, une université, qui forment et qui intègrent. S’il n’y avait qu’un seul effort budgétaire à faire, ce serait celui-là.

Retrouver le chemin de l’emploi.

Mais la formation ne suffit pas sans emploi, sans pratique, sans goût de l’apprentissage. Il faut donc que notre système productif se remette en marche pour créer ces emplois. Cela est possible en concentrant l’effort dans une politique de croissance. En misant sur les filières d’avenir, en faisant des choix et en s’y tenant.

Faire confiance aux nouvelles générations.

Notre pays a de formidables atouts mais pour cela il faut briser le plafond de verre qui empêche notre jeunesse de l’entraîner sur les chemins de l’innovation et de la création. Dans notre ville nos jeunes doivent être la priorité de l’action pour leur donner cette chance. Est-ce toujours cela qui conduit nos décisions ? Sinon ne nous étonnons pas de voir de plus en plus d’indignés.

jeudi 5 mai 2011

Choisir l’école, c’est privilégier l’avenir (tribune de mai)

Gouverner c’est choisir

Une lourde menace pèse sur l’avenir de nos enfants, c’est la dette qui s’accumule et qui représente près de 86 % du PNB de la France. On peut toujours dire que le déficit public s’est réduit, si cela se fait par l’accroissement de l’endettement, cela se fait au détriment de l’avenir. Lutter contre le déficit public est une priorité nationale. Mais en effectuant des choix qui favorisent également l’avenir.

Fermeture de classes pour cause de suppression de postes.

Or aujourd’hui que voit-on ? L’école et l’éducation deviennent une variable d’ajustement des déficits budgétaires. à Clamart ce sont 9 postes qui sont en jeu et donc 9 classes qui seraient fermées. Est-ce la meilleure réponse pour préparer l’avenir ? D’évidence non. Car la réponse ne peut être quantitative. L’école ne peut pas être gérée comme un flux de production surtout s’il devient un flux tendu.

L’école doit être la principale valeur ajoutée de notre pays.

L’enjeu n’est pas seulement économique, il y a urgence à donner à nos jeunes les outils de leur libre arbitre et de leur citoyenneté. Il y a urgence à leur donner les bons outils de l’apprentissage et de la faculté de créer et d’innover. L’école est le meilleur investissement que nous pouvons faire dans un monde en constante mutation. Il faut sûrement qu’elle s’adapte.

L’école est un investissement d’avenir

Alors qu’on voudrait nous faire croire que le salut ne viendrait que de la réindustrialisation. Alors que nos gouvernants n’ont pas hésité une seconde à continuer à endetter la France par la prime à la casse ou par l’aide à des filières utilisant de vieilles technologies, on nous explique que lutter contre le déficit c’est d’abord faire maigrir le Mammouth ! Il serait temps d’avoir une vision d’ensemble, un projet partagé et ambitieux, pour permettre d’allouer des ressources publiques là où elles seront les plus utiles. Qui peut nier que l’école est le terreau de notre avenir ?

Christian Delom et Francis Pian

dimanche 3 avril 2011

Respect et dignité (tribune d'avril)

Une commune s’organise autour de 3 types d’acteurs : les habitants, le personnel et les élus. Chacun a besoin de l’autre sans oublier que dans une démocratie, tout pouvoir vient des habitants.

Le droit à la parole

Nous parlons bien d’habitants quels que soient leur âge et leur origine. Chacun a droit à la parole pour l’expression de ses besoins, chacun a le droit au respect dû à sa personne. Nul ne doit être manipulé, ni subir de pression et ses difficultés ne doivent pas le mettre en situation d’infériorité. Des évidences qui ne sont pas toujours des réalités dans toutes les communes. Les commissions et autres comités de quartier ne doivent pas servir de chambre d’enregistrement, mais d’espace de débats et de contradiction.

Des moyens pour les services

Nous parlons de personnel, c’est-à-dire de tous les agents, fonctionnaires, contractuels qui mettent en œuvre les projets définis par les élus pour répondre aux besoins exprimés par les habitants. Sans ces agents, impossible de faire fonctionner les services. Ils méritent respect. Des moyens matériels, des engins adaptés, des conditions de travail correctes doivent permettre d’assumer ces missions de service public. Les heures supplémentaires, les roulements de service, le recrutement d’agents en nombre suffisant sont aussi au nombre des évidences. Faire des économies sur les agents c’est aussi remettre en cause la qualité du service. En cas de défaillance dans le service public, jamais un élu ne doit reporter sa responsabilité sur les agents de la collectivité.

Au service des habitants

Nous parlons des élus en dernier car ils sont au service des habitants, sur la base d’un projet de vie locale respectueux des droits de chacun. Pour mettre en œuvre leur politique, ils recrutent des agents dont ils respectent la dignité. Sans les habitants, ils n’ont pas de légitimité pour agir. Sans les agents, ils ne peuvent concrétiser leurs promesses. Clamartois, respectons les agents de notre ville.

mardi 22 mars 2011

Conversations autour d’un café avec… Norbert

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LE JACK-POT pour quelques-uns, LA DOUBLE PEINE pour les autres…

Mon copain Norbert, plombier de son état, aime « buller » à l’une des terrasses du centre-ville par temps calme ! Mais, on a beau slalomer entre les sujets de conversation pour éviter les sujets qui fâchent, de toute façon on finit par tomber dessus. Norbert a le don de poser la question qui dérape :

— T’as vu le match à la télé, jeudi ?

— Boudu non, moi tu sais, le foot…., il y avait Sarko jeudi sur la deux

— OK, femme, c’était du rugby, mais je sais bien que tu fais pas la différence ! Et t’as regardé Sarko ?

— Pas longtemps, c’était mortel !

— Évidemment, des fois qu’il t’aurait convaincue ! N’empêche que, moi je te dis, on dépense trop, on vit au-dessus de nos moyens depuis des années !!

— Mais, Norbert, tu dépenses trop toi ? Tu as du licencier ton ouvrier, et le moindre coup dur, c’est la cata !

— Oui, c’est vrai, trop de charges sociales, trop d’impôts pour les petits artisans comme moi…On bosse beaucoup mais on ne s’en sort pas toujours !

— Je viens de lire un article sur les finances nationales qui m’a stupéfiée : depuis 10 ans les gouvernements successifs ont baissé les impôts sur le revenus et créé de nouvelles niches fiscales, résultat, l’Etat a perdu au total 100 milliards d’euros de recettes !! En plus, ils ont réduit certaines charges sociales, ce qui a creusé les déficits sociaux de 30 Milliards !! Norbert, tu es peut-être un des heureux bénéficiaires de ces mesures ?

— Moi ? si c’est le cas, je ne m’en suis même pas aperçu, mais ces milliards ne sont certainement pas perdus pour tout le monde, va! Et je te parie que ceux qui raflent la mise ne sont pas vraiment dans le besoin ! Ce n’est quand même pas étonnant que les caisses soient vides !!

— Comme tu sais, l’Etat s’est beaucoup endetté pour pouvoir tenir ses engagements. Tu sais combien il paie d’intérêts chaque année à ses créanciers ?

— Non !

— 45 Milliards d’euros uniquement pour les intérêts ! C’est presque autant que ce

que nous payons tous en impôt sur le revenu par an !

— C’est complètement fou ! Mais à qui emprunte-il ?

— Ben voyons, à ceux qui ont de l’argent et qui cherchent des placements sûrs (obligations, bons du Trésor, etc…) pour faire prospérer leur pactole et/ou leurs bilans (particuliers, banques, sociétés,…)

— Mais dis donc, l’Etat leur diminue les impôts d’un côté et leur verse des intérêts de l’autre, c’est le jack-pot pour ceux d’en haut !!!

— Tout juste, et la double peine pour la plupart des gens : des économies destructrices sur l’école, la justice, la santé, la sécurité,… d’un côté, et de l’autre une fiscalité qui favorise l’évaporation de nos impôts vers des hauts-lieux financiers !

— Ce qui me rassure un peu, c’est que cet argent, au moins, ça fait de l’investissement !

— Tu n’y es pas du tout, Norbert ! L’activité économique s’appauvrit de façon importante parce que l’investissement est faible en France. Tu comprends, investir dans la véritable économie, ça ne rapporte pas assez, du point de vue de ceux qui possèdent ou gèrent ces fonds. Une partie des capitaux de particuliers ou de sociétés sont immobilisés par la spéculation financière ou caché dans des paradis fiscaux !

— En somme, une partie du fric que l’Etat ne récupère plus ne sert même pas à soutenir l’économie du pays ! C’est effrayant !

— Si ça continue ainsi, oui ! L’article donnait aussi cette info : si on compte ensemble tous les impôts, cela représente près de 50% d’un petit revenu, mais moins de 35% des plus gros revenus !!

— Je le crois pas, un français sur deux ne paie pas d’impôts !

— Tu oublies une chose, Norbert : quand tu poses la même chaudière chez Mr Rothschild et chez Mme Garcia, tu leur fais payer la même TVA ! Si Mr Rothschild est le banquier et Mme Garcia sa concierge, ça ne leur fait sûrement pas le même effet à la fin du mois !!

— Évidemment !

— Or tout le monde paie le même pourcentage de CSG, les mêmes taxes à la consommation, des cotisations sociales importantes, ce qui est plus lourd à porter pour les plus faibles revenus ! Par contre les personnes qui ont de gros revenus ont des comptables qui savent trouver les « bonnes » niches fiscales !

— Il y en a même qui en profitent grave ! Mais imposer les riches ne suffira pas à tout régler, même s’il n’y a aucune raison pour qu’ils paient moins d’impôts que les autres !

— C’est vrai ! Mais si quelque chose s’impose dans notre pays, c’est bien une refonte complète de la politique fiscale du pays ! Il y a des personnes qui ont réfléchi à cette question, et qui ont de vraies propositions, pas seulement au Modem d’ailleurs ; il y a des institutions capables de voter des lois et donc de modifier celles qui ne conviennent plus. Mais il faudrait à la tête de l’Etat la volonté et le désir d’installer une fiscalité plus juste et plus humaine !

Tu veux mon chocolat ?

— Ok, pour ma fille, allez, on reprendra cette discussion, mais avec la

mondialisation en plus, on n’est pas sorti de l’auberge…..Je file, j’ai rendez-vous avec une chaudière ! A plus ! Bisou !

Annie-France Abéasis

dimanche 6 mars 2011

Budget de Clamart : peut mieux faire ! (tribune de Mars)

Budget

Désengagement de l’État, capacité d’endettement et effets d’aubaines: le budget est le résultat de ces constats. La fiscalité reste modérée. Baisser les taux serait irresponsable dans un contexte de désengagement aujourd’hui de l’État et demain des autres collectivités (Région et Département) placées sous la même contrainte. L’endettement est raisonnable. Le point faible reste l’autofinancement.

Des investissements satisfaisants

Nous sommes globalement d’accord : reconstruire les écoles, soutenir le logement en particulier le logement social en jouant sur plus de mixité, rénover les équipements sportifs. Nous pointons des insuffisances dans la maîtrise des dépenses d’énergie: chauffage, transport et éclairage notamment public.

Contrairement à notre programme, nous ne voyons pas la prise en compte de l’urgence. Ainsi, nous demandons l’affichage du bilan énergétique de la ville sur la mairie.

Un manque d’objectifs

Nous pointons toujours le manque d’ambition en matière de formation et de gratification des agents en fonction de leur mobilisation et de la satisfaction des usagers. En général, nous demandons de renoncer à une politique de saupoudrage plus axée sur les objectifs de communication que ceux du service public, cela ne trompe personne. La gestion au quotidien doit avoir des objectifs sur le long terme.

Notre insatisfaction porte sur la faible intégration de notre agglomération. Il peut être fait beaucoup mieux très vite. La condition est que les maires abolissent la règle de l’unanimité qui se cale sur le moins disant et le plus frileux.

La maîtrise de notre budget passe par une coopération intercommunale visionnaire et portée politiquement ce qui est loin d’être le cas.

C’est pourquoi, nous nous sommes abstenus sur ce budget. Une abstention très vigilante. Entre l’approbation et la réprobation automatiques, il y a toujours matière à proposition. C’est notre conception de ce que devrait être la participation d’élus responsables aux travaux du conseil.

Christian Delom et Francis Pian

jeudi 3 février 2011

Déneigement et voie publique à Clamart (tribune de février)

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Notre commune a connu, comme de nombreuses collectivités, des chutes de neige importantes en décembre. Ces phénomènes climatiques bien qu’incertains ont des chances de se produire en hiver… par nature ! Les communes doivent donc se préparer à intervenir pour assurer la sécurité des personnes et l’entretien de la voirie.

La sécurité des personnes

Les chutes de neige et de température sont de plus en plus fréquentes. Évidemment, les riverains doivent dégager leurs trottoirs sous peine d’engager leur responsabilité en cas d’accident. Mais concernant les personnes âgées qui n’ont plus la force de « gratter » la neige glacée collée au bitume, la commune doit se substituer dans l’intérêt de tous. Des équipes d’agents communaux doivent intervenir à la demande.

Le réseau principal a été insuffisamment dégagé, mesure difficile à réaliser à cause des averses à répétition, raison de plus pour se mobiliser.

Le réseau secondaire, comme toujours, a été traité ultérieurement ou pas. Or l’épaisseur de la couche de glace a rendu la circulation des personnes et des véhicules très dangereuse. Il faut trouver une solution raisonnable pour limiter ces risques. N’oublions jamais que la sécurité au quotidien reste de la responsabilité du maire.

Des solutions alternatives

Nous soutenons la demande faite à la RATP de continuer à transporter les usagers en cas de chute de neige. Appliquer aveuglément le principe de précaution et arrêter les bus sans préavis oblige des personnes peu valides à des parcours épuisants dans la neige depuis la gare ou le métro.

Cette évolution du climat conduit à revoir notre politique du traitement de la voirie en mutualisant les moyens. Le sel est-il la seule réponse ? De plus, les équipes d’agents doivent recevoir compensation pour leur action dans des conditions difficiles.

Enfin, la dégradation de la voirie est accélérée. Cela un coût. Aussi, un plan conséquent de réhabilitation de la voirie doit être mis en œuvre rapidement.

Christian Delom et Francis Pian

dimanche 9 janvier 2011

Grand Paris/Arc Express : jouons collectif pour Clamart (tribune de janvier)

Arc Express

Le transport est au coeur de notre projet.

Or Clamart est toujours privée d’un réseau dense et maillé de transports en commun. La gare n’est desservie que toutes les 15 minutes. Notre ville ne dispose pas encore de Velib’ comme ses voisines. On attend encore l’autopartage.

Ne nous trompons ni de combat ni de projet.

Le projet du Grand Paris médiatisé par l’État est destiné au développement de la capitale par un RER en forme de 8 clairement dédié aux gares, aéroports et centres d’affaires. Ce n’est pas critiquable en soi mais il va concentrer tous les moyens financiers pour des décennies. Et surtout, le projet du Grand Paris ne s’arrêtera jamais à Clamart ; ce n’est pas son objectif.

Une opportunité historique.

Celle de la desserte de notre ville par le nouveau métro circulaire proposé par le STIF appelé « Arc Express ». Sa priorité est d’apporter une solution aux Franciliens là où ils habitent aujourd’hui pour leur faciliter leur quotidien en améliorant les temps de transport (de l’ordre de 20 mn en moyenne). Arc Express va permettre de relier Clamart aux villes de la première couronne parisienne, aux RER B et C, dans les meilleures conditions de fréquences (toutes les 2 à 3 mn) et de confort (métro automatique à grand gabarit) à condition qu’il passe par… Clamart.

Rien n’est joué.

Le projet dispose de deux variantes principales. La variante sud est la seule à permettre d’agrandir le réseau actuel du métro en élargissant le maillage urbain. Elle désenclave les villes qui ne disposent ni de métro ni de terminal de bus parisien. Elle est la seule à desservir notre ville à la gare en connexion avec la ligne N du Transilen qui devra devenir un arrêt plus fréquent sur la ligne de Montparnasse. C’est pourquoi il faut jouer collectif pour notre ville lors de la concertation et montrer un front uni, population et élus. Dépassons les clivages et les postures politiciennes. Voilà ce qu’on attend d’élus responsables.

Bonne année à tous au service de Clamart.

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